Comment un torcedor fabrique un cigare ?

Comment un torcedor fabrique un cigare ?

Il est probable que tous les amateurs de cigares veulent un jour ou l’autre en savoir un peu plus sur leur origine. D’où proviennent-ils? Quelles sont les différentes étapes qui permettent d’obtenir un merveilleux cigare à partir d’une composition de feuilles séchées et fermentées issues de la plante de tabac?
Pour le savoir, nous pourrions regarder par-dessus les épaules des torcedores, ces rouleurs professionnels de cigares qui travaillent dans les usines du Nicaragua ou de Cuba. Aussi facile que cela puisse paraître, la production d’un cigare est tout… sauf simple. En effet, le torcedores met souvent de nombreuses années à parfaire sa maîtrise de l’art de rouler le cigare. Cet art exige un haut niveau de savoir-faire, de la précision, de la sensibilité et une passion pour le produit.

Rouleur de cigares : un véritable trésor culturel à Cuba

Quiconque visite une fabrique de cigares et regarde les torcedores s’atteler à la tâche sait pertinemment le grand nombre de cigares produites. C’est en 1799 que la première usine de cigares a vu le jour à La Havane, Cuba. Dans les années à venir, plus d’usines seront encore ouvertes. Au début du XIXe siècle, plus de 100kg de tabac sont produits dont une grande partie est exportée par les dirigeant cubains en Espagne. Aujourd’hui encore, le métier de rouleur de cigares exerce une grande fascination auprès du public, notamment à cause des nombreux mythes et des histoires qui entourent son mode de fabrication. Ainsi, on raconte par exemple que les cigares cubains sont roulés sur les cuisses de vierges, mythe dont l’origine serait dû au fait que les femmes (et les hommes) posent les feuilles de tabac sur leurs genoux pour les séparer. Une autre tradition intéressante est la présence d’un lecteur, el lectora de tabaqueria, dans les fabriques à cigares pour que les torcedores ne s’ennuient pas durant leur travail. On leur lit des classiques comme Roméo et Juliette et des romans de toutes sortes. Cette profession est si honorable qu’elle a même été inscrite depuis 2012 au patrimoine culturel national cubain. Beaucoup pensent aussi que l’esprit des livres a quelque chose à voir dans le goût inégalé des cigares cubains.

La première étape de fabrication du cigare : choisir des feuilles de tabac bien droites

choisir les feuilles de tabac

Pour rouler les cigares, les torcedores qui travaillent dans les fabriques de cigares utilisent diverses feuilles de tabac pour la tripe, la sous-cape et la cape. Même le tabac couvert (Tabaco tapado) détermine son mode futur de traitement. Plusieurs facteurs influencent le goût du tabac : la position de la feuille sur la plante de tabac, le fait qu’elle a produit ou non des fleurs ou son degré d’exposition au soleil. Les feuilles de tabac les plus exposées à la lumière du soleil appelées Ligeros. Leur arôme est beaucoup plus prononcé que les seco ou les volado dont les feuilles poussent près du sol. C’est par la combinaison de ces trois types de feuilles que le torcedor régule le goût et la force des cigares.
Avant d’enrouler les cigares, les torcedores disposent les feuilles sur le plan de travail et les empilent selon qu’elles constitueront la tripe, la sous-cape ou la cape du cigare. Avant de les traiter, il faut ôter leur nervure centrale qui est dure. Elles sont également légèrement humidifiées avec de l’eau.
La fabrication manuelle des cigares nécessite enfin quelques ustensiles : une planche à découper en bois de forme arrondie (Tabla), un couteau de découpe (Chaveta), de la colle pour cigare (Goma), un coupe-cigare (une guillotine), un couteau cylindrique (Casquillo), un outil de mesure du diamètre du cigare (Cepo) et un moule à cigare.

La fabrication des cigares

Sélectionnez d’abord quatre à six feuilles, elles seront empilées l’une sur l’autre et pliées sur la longueur. Elles constitueront la sous-cape. La tripe y est répartie de façon homogène et la sous-cape est roulée. Les feuilles extérieures sont légèrement humidifiées pour faciliter l’enroulage. Par ailleurs, il est important de ne pas trop comprimer le rouleau pour permettre à l’air de circuler librement à travers les minuscules poches d’air du cigare. Par contre, un cigare roulé trop lâchement résultera en une combustion peu homogène. Le résultat obtenu, appelé poupée ou pellicule, est placé dans le moule à cigares pendant environ une demi-heure. Cette étape lui donnera sa forme définitive.

La touche finale : envelopper les cigares

sous cape cigare

Nous sommes près de terminer la fabrication du cigare. Le rouleur de cigare retire le rouleau du moule et le débarrasse de l’excès de tabac sur la tête et sur le pied à l’aide du couteau. L’emballage extérieur du cigare ou cape est un élément crucial : il va déterminer son goût. Il doit alors être choisi judicieusement. Ensuite, celui-ci est coupé en forme de croissant avec un couteau à découper et enroulé autour du cigare pressé.

cape cigare
La dernière étape consiste à fermer le pied du cigare. À cet effet, on peut utiliser deux méthodes. Soit on laisse une légère saillie sur la cape qu’on plie, qu’on colle et dont on coupe l’excédent. Soit on découpe un petit cercle dans la feuille de couverture pour sceller la tête. Le pied est tout simplement coupé avec un outil de coupe, de manière à obtenir une surface bien lisse et propre pour allumer le cigare. Voilà, le travail du torcedor est terminé !
Une fois que les cigares passent les contrôles de qualité prévus, ils sont habituellement conservés plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’être vendus en grandes bottes.
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