La symbolique du cigare

La symbolique du cigare

Il évoque l'aisance mais indique aussi qu'un individu sait vivre. Par delà la richesse, le pouvoir ou la réussite il fait de l'amateur une personne raffinée. Suffit-il pour autant de fumer un cigare pour acquérir de la distinction ? Ce raccourci volontairement simpliste peut sembler n'être qu'une gageure, pourtant il n'est peut être pas aussi faux qu'il semble l'être. Le cigare possède une position privilégiée parmi les symboles du luxe, c'est l'un des seuls avec le vin qui exige le respect de certaines règles. Certes il est toujours possible de tirer des bouffées de fumée d'un objet ressemblant à un cigare, mais sans le respect de certaines règles, ce qui fait l'essence du cigare disparaît. Il suffit de parler de cigare pour que s'impose à notre esprit des images, d'autres symboles.

Le concept du cigare possède un impact puissant, mais laissons là le symbole afin d'en préserver la force et le mystère du zèle iconoclaste des "psy" et attachons nous à pénétrer les mystères du cigare par l'étude de ses règles. Dans le monde du cigare comme pour le vin, l'érudition renforce le plaisir du novice. Tout un chacun peut apprécier un bon cigare comme il le ferait d'un grand vin. Mais l'amateur qui se base sur des connaissances techniques et sur une connaissance empirique du cigare voit son plaisir croître considérablement. Certaines perceptions, certaines finesses échappent au néophyte. Ces règles sont nombreuses, elles couvrent la fabrication du cigare, sa conservation, sa dégustation et par delà le cigare lui même elles visent à instaurer un code de savoir fumer. Le sujet est donc vaste : de l'agriculture au savoir vivre.

Pour autant, afin d'éviter un fastidieux exposé qui étudierait le problème selon une démarche chronologique, nous étudierons en premier lieu l'acte de fumer en lui même.

L'envie de fumer naît chez l'amateur par un cheminement de pensée qui l'amène à songer aux cigares. Des cigares en général, il passe aux différents modules qu'il connaît puis à ceux qu'il possède dans son coffre. Enfin, face à ses précieux cigares il parcourt des yeux les différents modules, observe les bagues et comme un amoureux des livres devant une bibliothèque qui arrête son choix sur tel rayonnage et tel volume, il choisit un cigare. L'analogie est également vraie pour ce qui touche à l'anticipation du plaisir que le connaisseur compte retirer de sa dégustation ou de sa lecture. De plus, nous verrons que l'on peut tout autant se plonger dans un cigare comme l'on se plonge dans un livre afin de s'isoler du monde. Ce processus peut être rapide, l'habitué d'un club par exemple, peut commander sur le champ le cigare dont il a envie et qu'il est assuré de trouver dans son club, sinon à quoi servirait son club ? Parfois, l'amateur peut prolonger cette envie, par choix il peut l'entretenir, la laisser se développer jouissant par avance de l'instant où il se délivrera de cette attente. L'amateur de cigare n'est pas dépendant de son Havane quotidien comme un drogué, il cherche à réunir toutes les conditions voulues par lui pour sa dégustation.

Parmi ces conditions, se doivent de figurer le calme, un cadre agréable et la disponibilité du fumeur. L'amateur veillera toujours à disposer du temps indispensable à la dégustation de son cigare. Un cigare réclame qu'on lui consacre du temps. Il demande avant tout une attente de quinze à trente minutes avant de le déguster. Après un dîner, il est indispensable de laisser les sens se reposer avant de fumer. De même, patienter un quart d'heure une fois installé à une table, ou dans un fauteuil n'est pas superflu.

Un cigare s'apprécie

Ensuite, un cigare doit se fumer lentement. Un corona qui correspond à un cigare moyen d'environ treize centimètres de long va exiger pratiquement une heure à raison d'une bouffée par minute. Fumé correctement un double corona - au dessus de vingt centimètres - prend deux heures. Nous sommes on le voit aisément à l'opposé du fumeur stressé qui tire nerveusement sur sa cigarette. Le cadre est également très important. Il revient à chacun d'affiner le cadre idéal selon ses goûts, mais là encore, le cigare impose ses règles. C'est ainsi que l'on ne doit pas fumer à l'extérieur, à moins qu'il s'agisse d'un endroit bien abrité du vent et suffisamment calme. Car toute agitation détourne l'attention et vient perturber le plaisir d'un cigare. On n'imagine pas d'écouter une symphonie au milieu d'une avenue passante entre le bruit des voitures et les travaux. Quant au vent il viendrait accélérer la combustion du cigare, l'augmentation de la température du foyer modifierait alors l'équilibre délicat propre au cigare.

On le voit ici, des règles qui peuvent sembler provenir d'une tradition de salon reposent en fait sur des faits et des lois bien précis. Les quelques conditions évoquées ci-dessus dénoncent des pratiques courantes de nos jours. Combien voit-on de fumeurs passer la journée un cigare au coin des lèvres ? Outre le fait d'importuner leur entourage et par là même de nuire à l'image du fumeur de cigare, ils gâchent leur plaisir et manquent de respect vis à vis du cigare. Ils se placent d'eux même hors du champ de notre étude.

Prenons à présent l'enviable place d'un amateur de cigare ayant trouvé le cadre propice, disposant du temps nécessaire à la dégustation. Il se pose alors la difficile décision de choisir le cigare qui convienne à la situation. Car de même que l'on imagine pas de boire avec tous les plats le même vin on ne peut se limiter à un seul type de cigare. Le choix offert par la pluralité des marques, des provenances, des tailles même est impressionnant. Sans entrer dans une analyse rigoureuse de la culture du cigare, tentons de préciser en quoi consiste cette variété. Les meilleurs cigares proviennent de la région de la vuelta abajo, à Cuba. C'est là et nul part ailleurs que les conditions naturelles se prêtent le mieux à la culture du tabac. Il en est de même pour les vins, la montagne de Reims produisant par exemple les meilleurs champagnes. Les tabacs de cette région sont les plus riches en arômes, ailleurs on peut faire de bons cigares mais on ne pourra égaler cette richesse.

Depuis la révolution de Castro et la nationalisation de la production de cigares, la culture du tabac et des cigares s'est considérablement développée sur l'île de Saint Domingue. Les cigares de la Republique Dominicaine sont d'excellente qualité. Du fait des problèmes économiques actuels de Cuba, c'est même là que l'on trouve aujourd'hui la meilleure qualité de fabrication. D'autres régions du monde produisent des cigares, mais, à part la fabrication de capes (enveloppe extérieure du cigare) au Cameroum, aux Canaries, aux Etats-Unis et en Centre Afrique - les capes "Cameroun" - et les cigares du Honduras - marque Zino - il n'est pas utile de mentionner d'autres origines. Pour l'amateur, le choix se limite donc à deux régions : Cuba et la république dominicaine. Selon ses goûts et les circonstances, il ira vers un Cuba rassasiant ou un Dominicain plus léger.

le choix du cigare

L'amateur doit ensuite choisir un module, c'est à dire une taille de cigare. Chaque fabricant est libre de choisir les dimensions de ses cigares. Il n'existe pas de normes précises sinon des modules de référence : des jauges exprimées en pouces. Le cigare moyen est le Corona, il mesure environ treize centimètres. Pour des raisons d'harmonie esthétique, le rapport entre le diamètre d'un cigare et sa longueur est généralement d'un à dix. Cependant des variations existent. Certains préfèrent des cigares courts mais larges comme les half double-coronas qui possèdent un diamètre deux fois plus large qu'un corona traditionnel. D'autres cherchent des modules plus fins, des panatellas. Comme le cigare est fabriqué à la main, le plus petit diamètre possible est de l'ordre de huit millimètres, les plus fins cigares faisant généralement une douzaine de millimètres de diamètre. Parmi les plus gros cigares, l'un des modules les plus célèbres et le Montecristo "A", de 23.5 cm de long pour un diamètre de 18.5 millimètres.

A noter que la largeur du diamètre influe sur la quantité de nicotine et de goudrons présente dans la fumée. Pourquoi ? Tout simplement parce que les gros diamètres assurent une combustion plus complète. C'est ainsi qu'une étude mesurant les produits dégagés par deux cigares identiques de 8 mm et de 13 mm de diamètre a montré que les produits gazeux assez irritants étaient de 2 à 3 fois moins nombreux dans le cas du cigare le plus large. La nicotine était elle réduite de 5 fois et les goudrons de 8 fois (Ref : G.Belaubre, Cigares, Champerard, p47).

Il faut donc en finir avec l'image du gros cigare plus nocif que le petit c'est exactement l'inverse qui se produit. De plus, les meilleurs feuilles étant utilisées pour les plus beaux modules, l'amateur trouvera parmi les Double-coronas, les Imperiales et autres Lusitanias de quoi assouvir son désir de perfection. Une dernière précision sur la combustion, l'humidité du cigare essentielle pour sa conservation assure également un double rôle lorsqu'on fume. L'humidité améliore le goût et elle amène le cigare plus rapidement à son meilleur niveau. Ceci se fait par l'abaissement de la température de combustion, du fait de l'eau qui s'évapore. Abaissement qui favorise la présence dans la fumée de substances aromatiques qui auraient été craquées (ou pyrolysées) dans une combustion plus vive. Dès les premières bouffées, il y a condensation de la vapeur d'eau et d'une partie de la fumée à l'intérieur du cigare. Cette condensation réchauffe le corps du cigare, ce qui limite les condensations de fumée ultérieures. La fumée devient donc plus vite agréable.

Ce n'est donc pas par snobisme qu'il est nécessaire de conserver les cigares dans une atmosphère humide. Entre 60% et 70% d'humidité ce qui correspond aux conditions naturelles à Cuba, le cigare est parfait. Trop sec il devient cassant, la cape se fend, il a une fumée piquante et âcre et il se consume trop rapidement. Trop humide, il peut moisir et donc pourrir, il brûle mal et donne une fumée âcre et lourde. A l'intérieur des limites des tailles de modules que nous avons évoqué plus haut, et à présent informé sur les lois physiques qui régissent la combustion, l'amateur est invité à explorer la variété des cigares proposés sur le marché.

Observer le cigare

La caractéristique suivante, trop souvent négligée, est l'aspect extérieur du cigare. On peut aisément comparer l'aspect d'un cigare avec la robe d'un vin. De même que l'oenologue sait deviner de quel vin il s'agit rien qu'en le regardant, le cigare possède lui aussi une histoire pour qui sait le déchiffrer. Le cigare est constitué de trois parties, la tripe qui est l'essentiel de la masse du cigare, sorte de boudin de feuilles de tabac, la sous cape dont le rôle est d'entourer cette tripe et de lui imposer une forme régulière et la cape, enveloppe extérieure qui s'offre aux regards. Faite d'une seule feuille de tabac, la cape ne doit pas avoir de défaut, d'irrégularité. Elle provient généralement des feuilles du haut d'un plant, celles qui sont les plus riches en arôme et les plus belles. C'est avant tout sa couleur qui renseigne l'amateur. Une dénomination traditionnelle empruntée à l'Espagnol décrit la graduation des teintes des capes du brun très sombre : Oscuro, au brun clair : claro.

Même un néophyte se laisse bercer par les sonorités évocatrices de cette litanie : oscuro, maduro, colorado, colorado claro, claro, claro-claro. Bien que ne formant que trois pour cent du poids d'un cigare et par là influençant peu son goût, la cape indique traditionnellement la force du cigare. Un Havane oscuro sera opulent, riche en saveurs peut être paraîtra-t-il trop lourd au néophyte pour qui un Saint-Domingue Claro léger aura un arôme délicat qui saura le convaincre. Mais le connaisseur aguerri aux effluves des Havanes ne trouvera qu'avec une cape sombre son nirvana à lui. A noter qu'un cigare de Saint Domingue ne pourra avoir de cape oscuro, cette coloration restant la spécialité de Cuba. Aujourd'hui certains fabricants proposent tel Arturo Fuente de Saint Domingue avec une cape du Cameroun.

Ensuite, les nervures de la cape et la régularité de son grain permettent de savoir s'il s'agit d'un produit de qualité. Mis à part la connotation esthétique, une belle cape assure la souplesse d'un grand cigare. Enfin, la texture de la cape elle même vient compléter les informations que l'amateur recueille. Un belle cape grasse, souple assurera un plaisir sans faille elle évoque des arômes riches, puissants mais équilibrés. A l'inverse, une cape trop sèche risque de donner de l'âcreté à un cigare. Contempler les capes des grands cigares est déjà un plaisir en lui même. L'un des privilèges de l'amateur de cigare qui fait l'achat d'un cabinet -cinquante cigares- ou d'un seul cigare est qu'il se fait ouvrir les boites par les vendeurs dignes de ce nom. Même s'il est fidèle à une marque ou à un module particulier il observe attentivement les capes afin d'éviter de mauvaises surprises. Il peut aussi, séduit par une cape particulièrement prometteuse, se décider pour un autre module.

Le toucher

Une fois cet aspect extérieur étudié, l'amateur doit enfin prendre en main le module choisit. Il s'agit ici d'évaluer sa compacité. Un bon cigare bien roulé sera ferme et souple. Trop dur, il sera difficile voire impossible à fumer, il faudra tirer avec force et il menacera de s'éteindre au premier relâchement venu. Trop mou, la tripe n'étant pas assez compacte il sera irrégulier et le cigare aura une mauvaise combustion, irrégulière.

Le sentir à cru

Porté à son nez, le cigare commence à livrer ses secrets, l'amateur en humant la cape, le pied (partie du cigare que l'on allume) décèle déjà quelques arômes. Il pratique délicatement à l'aide d'un outil adapté (guillotine, ciseaux, coupe cigare) une ouverture dans la tête du cigare. Ouverture qui doit être légèrement inférieure au diamètre du cigare et être absolument nette afin de ne pas endommager la cape ou laisser des morceaux de tripe s'échapper. Dès lors il peut fumer "à cru" fumar crudo en Espagnol. Ceci possède un double avantage, celui de s'imprégner des arômes propres au cigare et de ménager une pause avant l'allumage. Comme Talleyrand et son cognac, il est tout à fait possible de reposer alors son Havane et d'en parler.

Allumer le cigare

L'allumage, qui doit se faire à l'aide d'une flamme courte et sans odeur(les adeptes du Zippo devront choisir entre leur briquet à essence fétiche et la réelle découverte d'un cigare) est une période difficile. La combustion n'est pas optimale, le cigare qui a déjà demandé des trésors de patience va exiger de l'amateur cinq à six bouffées avant de se révéler réellement. Pendant ces cinq à six minutes, le plaisir de l'amateur n'est pas entier. Quantité de mythes se sont greffés sur cet allumage. Certains continuent de réchauffer le corps du cigare avant l'allumage. Certes il y a des années les colles utilisées pour tenir la cape étaient odorantes et la chaleur d'une flamme faisait se dissiper les solvants, mais aujourd'hui il n'y a aucune justification à cette pratique qui sèche la cape inutilement. De même les boisseaux de bâtonnets en cèdre dégagent une agréable odeur qui s'allie à merveille avec le cigare, mais leur flamme trop intense endommage à nouveau le cigare.

La dégustation

Lorsque l'on fume un cigare, il convient de respecter quelques règles qui se justifient et de s'abstenir de suivre ce qui tient à nouveau du mythe. Le rythme d'une bouffée par minute est une bonne base sur laquelle s'appuyer. Cela implique que l'on ne porte le cigare en bouche que pour tirer une bouffée. Le cigare ne doit pas rester visé au coin des lèvres. Il est également regrettable de mâchonner nerveusement son extrémité. Le cigare exige qu'on le respecte. Pendant la durée de sa combustion, le cigare doit rester impeccable. Les cendres doivent être déposées délicatement et régulièrement dans un cendrier que l'on préférera plat et large. Il ne faut surtout pas imiter les fumeurs de cigarettes et leur manière de tapoter. Un cigare demande nous l'avons vu un certain temps avant de développer son arôme. De même, à la fin de sa combustion l'accumulation de goudrons dans la partie restante vient modifier son arôme au point de le dénaturer. Le dernier tiers du cigare est communément appelé "purin" ce qui en dit assez long sur l'intérêt que l'on trouverait à s'acharner à vouloir le fumer jusqu'au bout. L'amateur sait arrêter de fumer lorsqu'il est rassasié, il pose alors son cigare et le laisse s'éteindre seul. Nul besoin de l'écraser comme un vulgaire mégot de cigarette. Passé la moitié, un cigare tend à s'éteindre de lui même si l'on ne tire plus dessus, toujours l'accumulation des goudrons. Par contre il est indispensable d'évacuer les restes du cigare : mégot et cendres. Comme certains parfums, le cigare une fois fumé sous l'effet du phénomène de la persistance dégage des odeurs résiduelles après une dizaine de minutes qui sont généralement désagréables. Contrairement à une légende qui tient une fois encore du mythe, la cendre du cigare n'aide aucunement à entretenir les tapis, inutile de chercher à recycler ainsi les cendres. On peut boire un alcool avec son cigare, tout en sachant que c'est dans l'isolement olfactif que l'on mesurera le mieux la richesse d'un cigare.

A présent que nous avons survolé la combustion du cigare revenons à notre amateur à présent plongé dans sa dégustation. De par le rythme d'une bouffée par minute il s'isole étrangement la moitié du temps de son entourage. Une bouffée impliquant une tenue en bouche de l'ordre de 15 secondes et puisqu'il faut à nouveau 15 secondes pour ensuite laisser s'estomper les arômes, l'amateur ne dispose que des 30 secondes restantes pendant lesquelles il voit son envie de fumer croître pour se concentrer sur ce qui se passe autour de lui. Autour de lui, car bien évidement en proie aux délices de son cigare, l'amateur devient immanquablement le centre du monde.

Etudions les effets de la fumée sur notre amateur. Il n'inhale pas la fumée du cigare. La prise en bouche suffit amplement pour s'imprégner des arômes du cigare et comme le tabac des cigare est basique, la nicotine traverse les parois de la bouche. Un fumeur de cigarette doit inhaler car son tabac acide ne permet à la nicotine de passer qu'à travers les parois des bronches. La surface des muqueuses en contact avec la fumée est sans commune mesure : 50 mètres carrés contre seulement 100 centimètres carrés. La nicotine crée une sensation d'euphorie légère, elle fonctionne comme un excitant chez certains qui fument pour surmonter la fatigue ou la dépression tandis que d'autres trouvent dans le tabac une bienfaisante relaxation. Le désir de fumer correspond à l'attente d'un effet régulateur. Les grands amateurs de cigare sont généralement des extravertis. Chez eux les tendances naturelles à la susceptibilité et à l'agressivité sont altérés au profit de l'insouciance, de la gaieté, de l'entrain, du goût des relations sociales. L'amateur de cigare recherche le bien être et la relaxation.

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2 Commentaires

  • Avatar
    Julien
    Nov 10, 2017

    Une incroyable découverte pour moi.

  • Avatar
    Coco
    Oct 8, 2018

    Superbe article, très complet.

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