Le métier de torcedor

Le métier de torcedor

Un cigare est de qualité lorsqu’il est réalisé par un torcedor expérimenté et soigné. Plus qu’un art, la fabrication de cigare est un travail de longue haleine qui consiste à façonner le cigare entièrement à la main. Certes, la qualité des capes, les sous-capes et les différents tabacs n’est pas à négliger, mais, l’esthétisme, l’homogénéité et l’essence même du cigare se jouent grâce à l’expérience sur chaque processus de fabrication et à la délicatesse des mains des torcedores et des torcedoras.

Les « torcedores » et « torcedoras » : qui sont-ils ?

Appelés également « les rouleurs », ce sont des hommes et des femmes qui ont des années d’expérience devant eux et qui connaissent la fabrication de cigare jusqu’au bout des doigts. C’est à Cuba, le berceau du cigare, qu’est née la méthode de fabrication de cigare. Une tradition transmise de génération en génération, de père en fils et de mère en fille. La particularité de ces torcedores est qu’ils n’utilisent aucune machine, tout est fait à la main de la récolte à l’assemblage en passant par l’écolage jusqu’au roulage.

La naissance d’un cigare : les coulisses de sa fabrication

Ici, on parle uniquement du secret de fabrication de cigare faite entièrement à la main par les torcedores. Leurs outils de travail sont simples, car ils utilisent uniquement des planches de bois de cèdre, une guillotine, la chaveta (lame en forme de demi-cercle ressemblant à un couteau sans manche), de la colle végétale incolore et inodore ainsi qu’un cepo (moule à calibrer pour mesurer les dimensions). La fabrication de cigare se fait en 7 étapes :

  • Après la récolte, le séchage et la fermentation des feuilles de tabac, les femmes torcedoras se mettent d’abord à l’écotage qui consiste à enlever délicatement la nervure centrale de la feuille.
  • L’étape suivante consiste au roulage, une étape cruciale qui nécessite au moins cinq années de pratiques pour bien maitriser le roulage de vitole. D’ailleurs, seuls les doyens des torcedores ont le mérite de rouler les habanos les plus prestigieux et les plus complexes. Un bon torcedor doit être en mesure de connaitre et d’assembler les feuilles de tabacs c'est-à-dire le ligero (puissant), le seco (aromatique) et le volado (combustion) selon l’essence et les arômes qu’ils souhaitent obtenir pour former la tripe. Le roulage et l’assemblage de la tripe sont très délicats, car les feuilles ne doivent être ni trop serrées ni trop lâches.
  • Une fois la poupée (la tripe et le sous-cape) obtenue, il place cette poupée dans un moule en bois, il suffit de couper les feuilles qui dépassent avant de presser la moule pendant une demi-heure au moins pour obtenir la forme finale.
  • L’étape suivante consiste à poser la cape. Cette pose de la cape nécessite une grande précaution, elle est étirée et ensuite elle sera enroulée autour de la poupée, la partie lisse visible à l’extérieur.
  • Le torcedor avec ses outils s’occupe désormais de la tête, il coupe une partie de la cape et avec un emporte pièce et il coiffe la tête du cigare avec de la colle végétale. L’autre extrémité du cigare sera coupée selon la longueur désirée à l’aide la guillotine.
  • La dernière phase consiste à la vérification de la qualité du cigare notamment les dimensions, la structure ou encore la forme.
  • À la fin, on trie les cigares par couleur de cape pour y mettre les bagues manuellement. Les cigares dans une même boite doivent avoir les mêmes teintes, uniformes et bien alignés.

Un torcedor peut rouler en moyenne une centaine soit 90 à 120 de cigares par jour, il est strictement surveillé et il n’a qu’une très faible marge d’erreur, pas plus de 4% sinon on le déduira de son salaire.

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